L’énergie nucléaire est l’énergie que l’on trouve dans le noyau d’un atome, l’élément le plus petit de la matière.                                                                  

             Un atome contient un noyau constitué de protons (=particules

portant une charge électrique positive) et de neutrons (=particules neutre,

sans aucune charge électrique). Autour de ce noyau gravitent des électrons

 (=particules  portant une charge électrique négative). Un atome a autant de

protons que d’électrons, ainsi l’on dit qu’un atome est électriquement neutre.

           Lorsqu’un atome (ou groupe d’atome) perd ou gagne un ou plusieurs

électrons, il n’est plus neutre et devient un ion.                                                                                                 Schéma montrant les                                                                                                                                                                                                                                           constituants d'un atome 

                                                                                                                                                                                                                                               Source: AZ Chemistry

          

L’énergie nucléaire peut être utilisée pour produire de l’électricité:

           Tout d’abord, elle doit être libérée. Cette énergie peut être obtenue de deux façons : la fusion nucléaire et la fission nucléaire . Le soleil produit de l’énergie par la fusion nucléaire. Dans les centrales thermiques nucléaires, appelées centrales électronucléaires, l’énergie nucléaire est obtenue par la fission d’un élément chimique radioactif fossile : l’uranium 235. On trouve ce minerai dans le sous-sol de la Terre.

               L’énergie nucléaire fait le sujet d’un débat au niveau national qui se manifeste dans plusieurs domaines :

 

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-ÉCONOMIQUE-

 

                1.Le coût d’une centrale

 

                D’abord, le fonctionnement d’une centrale nucléaire est globalement moins cher que celui d’une centrale thermique classique. En revanche, le coût de construction d’une centrale nucléaire est exorbitant. La construction de chaque réacteur coûte environ 2 milliards d’euros. Cela est dû aux mesures qui ont été prises pour assurer la sécurité des centrales et de son périmètre.

                 2.La question des emplois

 

              Derrière le nucléaire, il y a environ 200.000 emplois (d’après Ségolène Royal, ministre de l’écologie entre 2014-2017). En effet, un rapport réalisé en 2010 par des chercheurs américains établit que pour produire 100 gigawattheures (GWh) d'électricité par an, il faut créer 14 postes pour le nucléaire, 87 pour le solaire photovoltaïque, et 17 pour l'éolien terrestre. Il s'agit des postes équivalent plein-temps d'une durée d'un an, prenant en compte la construction et l'exploitation. Soit six fois plus pour l'énergie solaire que pour le nucléaire.

                  Une étude réalisée par l’Insee montre que l’arrêt de la centrale de Fessenheim affecterait près de 2 000 emplois et pourrait influer de manière négative sur les revenus de plus de 5 000 personnes. Donc une éventuelle sortie du nucléaire pourrait inquiéter les français. L’Union des industries utilisatrices d’énergie (Uniden) voit encore plus grand, estimant à deux millions le nombre d’emplois qui seraient fragilisés en cas d’abandon de cette énergie. Le syndicat espère par une vision théorique que la fin de l’atome puisse créer à son tour de nouveaux postes. C’est notamment le cas de Jean-Luc Mélenchon (homme politique français), qui affirmait le 23 février 2017, que « 700 000 emplois seront crées par la sortie du nucléaire ».

           -ENVIRONNEMENTAL-

 

               1.La gestion des déchets

 

               D’abord, les déchets radioactifs posent de nombreux problèmes : la gestion actuellement retenue est le confinement géologique - le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde. Une fois enfouis, ces déchets restent des « déchets de haute activité et à vie longue » pendant une longue durée (centaines de milliers d'années, voir des millions) : le fait d'être sous terre ne change pas leur nature, ils se transforment en déchets de moyenne activité progressivement.

La nature de la barrière plus ou moins sûre sur la longue durée (évolution des couches géologiques) est l'élément de sécurité à évaluer pour définir le niveau de protection. De plus, le nucléaire émet une pollution dite « radioactive » extrêmement dangereuse pour la santé.

      

               2.Une alternative aux énergies fossiles

 

               Le nucléaire permet d’économiser des ressources naturelles de la planète telles que le pétrole, le gaz et le charbon. Cependant, nous savons que l’énergie nucléaire dépend de l’uranium qui lui-même est une ressource naturelle que nous devons exploiter.

Le CEA développe un projet appelé Astrid : un réacteur nucléaire de quatrième génération qui optimisera durablement la gestion de matières et donc minimisera la production des déchets.

Il est important de rappeler que les centrales nucléaires n’émettent pas de CO2, ce qui aide à la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.

 

               3.Le combustible nucléaire

 

                L’approvisionnement en combustible et sa gestion sont des facteurs cruciaux de l’exploitation d’une centrale nucléaire. La sécurité d’approvisionnement, la réduction des coûts du cycle, la gestion des combustibles usés sont les axes principaux sur lesquels se développent le débat sur le cycle du combustible nucléaire. 

-GÉOPOLITIQUE-

              1.L’indépendance énergétique et la dépendance sur le nucléaire  

                  Dans le nucléaire, la France a développé une filière industrielle nationale complète qui lui permet de maîtriser la conception et la construction de ses propres installations de production d’électricité. Elle n’est dépendante d’aucun savoir-faire technologique ou industriel extérieur.

Le taux d’indépendance énergétique de la France est l’un des plus élevés de l’Union européenne (55,8 %). A situation comparable, le taux du Japon, pays ne disposant d’aucune ressource énergétique, est tombé à 9 %, contre 20 % avant l’arrêt des réacteurs nucléaires en 2011. Ainsi, la sortie du nucléaire pourrait conduire à une baisse majeure du taux d’indépendance énergétique de la France.

               La France dépend fortement de l'énergie nucléaire. En moyenne, la production de l'électricité provient pour plus de trois quarts du nucléaire, soit 71% de la production d'électricité émane de l'énergie nucléaire, 14% de l'énergie hydraulique, 6% du gaz, 4% de l'énergie solaire, 3% de l'éolien, 1% des bioénergies et 1% du charbon.

              2.Un sujet peu abordé

             Au niveau politique, le nucléaire est traité comme un sous-sujet de la question énergétique qui empêche l’évolution de la gestion de cette énergie et perturbe la compréhension de la population liée au vrai problème du développement de cette énergie.

-SÉCURITÉ-

 

               1.Les failles de sécurité 

                 En France, les autorités chargées de la sécurité nucléaire sont le Département de la sécurité nucléaire (DSN)  et la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID) du ministère de la Défense. Ces autorités, à côté des compagnies tel EDF nous assurent que les centrales nucléaires sont bien protégées et ils garantissent leur sécurité. Le GIGN (Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale) a formé récemment 1000 gendarmes pour assurer la protection des centrales nucléaires contre les menaces terroristes.

Les partisans de la sortie du nucléaire tels Greenpeace, qui a réussi à introduire des militants sur un site nucléaire qui était censé être protégé, ou bien le réalisateur Eric Guéret dans « Sécurité nucléaire : le grand mensonge » démontrent que la menace terroriste reste sous-estimée et qu’il manque des moyens pour y faire face. Et ils alertent aussi à propos des autres types de menaces: le cyber-terrorisme ou les actes de sabotage qui viennent de l’intérieur.     

               2. Les risques d'accident

               D’après Greenpeace la sécurité et la sûreté des centrales sont inquiétante: un tiers du parc nucléaire français est en panne ou à l’arrêt.

En France, nous sommes 66% à vivre à moins de 75 km d’un réacteur nucléaire. En Europe, nous sommes des millions à être concernés par le risque nucléaire. Même si EDF garantie que les centrales sont à 100% sures, les incidents ou les accidents, par exemple, liés à des problèmes d’alimentation électrique, existent toujours sur les sites. Ils sont aussi exposées aux risques naturels, technologiques et aussi de nature humaine.

Les mesures de sécurité prises par le gouvernement et EDF suffisent-elles pour garantir la sûreté de la population ? 

 

 

      CONCLUSION

 

                A cause de ces avantages et de ces inconvénients, les avis sont partagés. Des acteurs de différentes natures ont exprimé leur opinion publiquement. Des politiciens (ex : Corinne Lepage, Nicolas Hulot), des scientifiques (Thierry Salomon), des organisations et associations (EDFCEA, Greenpeace)  ont pris position officiellement et mobilisent leurs savoirs spécialisés au sujet de La sortie du nucléaire. Certains pensent qu’il faut abandonner l’énergie nucléaire tandis que d’autres veulent continuer d’utiliser cette dernière. Ainsi, ce désaccord débouche sur la question de la sortie du nucléaire. Parmi les scénarios envisagés, une sortie du nucléaire à l'horizon 2050 fait partie des solutions étudiées par le gouvernement.

 

Sortir du   nucléaire ?

-La Controverse-

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