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        Principalement produits dans le cadre de la production d'électricité par les centrales nucléaires (déchets d’exploitation et de maintenance des centrales nucléaires mais également des activités de l’ensemble du cycle nucléaire, dont la production et le traitement du combustible), ces déchets représentent environ 60% du volume des déchets radioactifs produits à fin 2010.

Les déchets nucléaires représentent l’un des enjeux majeurs à la controverse concernant la sortie du nucléaire. En effet, les déchets nucléaires et leur retraitement représentent un risque énorme pour la population, majoritairement lié aux risques sanitaires:

 

  • L’irradiation externe, en cas de proximité avec les rayonnements émis par les substances contenues dans les déchets.

 

  • Une contamination  interne, en cas d'inhalation ou d'ingestion de substance radioactives, issues de déchets, qui se retrouveraient dans l’air ou les aliments…

 

        En France, chaque catégorie de déchets est gérée dans une filière particulière qui comprend une série d’opérations comme le tri, le traitement, le conditionnement, l’entreposage et le stockage. Selon leur nature, les déchets subissent des traitements différents (incinération, calcination, fusion, compactage, cimentation, vitrification, etc). Puis, ils sont enfermés dans un conteneur. On aboutit ainsi à un objet appelé « colis » de déchets radioactifs. Le stockage est le stade ultime d’une filière et suppose le dépôt définitif des colis ou, du moins, l’absence d’intention de les reprendre.

Pour de nombreux acteurs, s'ils sont contre le nucléaire, c’est principalement à cause du danger lié au déchets nucléaires et de leur gestion:

         Selon le Réseau sortir du nucléaire et le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot​, le nucléaire est une énergie non-apprivoisée, inexpérimentée, notamment au niveau de la gestion des déchets nucléaires, désormais enfouis sous terre (environ 500 mètres pour les déchets les plus radioactifs). Selon eux, la notion de développement durable ne peut s’y accommoder même si l’énergie nucléaire a le bien fait de n'émettre peu ou même pas du tout de gaz à effet de serre. Selon eux, ces déchets représentent un énorme danger pour  l’environnement et ce, durant des millénaires. 

          Pour Thierry Salomon, ingénieur énergéticien, la gestion des déchets est l’unique « héritage » du nucléaire, son idée ironique rejoint celle du Réseau sortir du nucléaire et M. Hulot: le nucléaire ne serait pas compatible avec un « authentique développement soutenable ».

         Par ailleurs, si le Réseau sortir du nucléaire et M. Hulot sont pour la sortie du nucléaire, avec pour appui la notion de développement durable, ce n’est pas le cas de Daniel Verwearde, le directeur du commissariat des énergies atomiques (CEA). En effet, selon lui la notion de développement durable ne sera plus un problème pour les générations à venir grâce au projet Astrid dirigé justement par le CEA. Ce projet, jugé ambitieux par certains ( par exemple Ségolène Royal, ancienne ministre de l’écologie), a vocation à démontrer la capacité à gérer de façon durable les déchets hautement radioactifs. Ces réacteurs seraient donc capables d’utiliser de manière bien plus efficace la ressource en uranium et de recycler complètement le plutonium. En effet, les réacteurs à eau pressurisée (EPR) actuels ne peuvent utiliser comme combustible que la part fissile de l’uranium naturel (uranium 235), soit environ 0,7% de la ressource.

LA GESTION DES DECHETS

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